Rentrée des classes en France : quelques anecdotes insolites

Voici
quelques anecdotes qui permettront aux professeurs d’école de commencer les années
scolaires dans un esprit assez hilarant.

L’école
la moins fréquentée au monde

L’histoire
s’est déroulée sur l’île de Houat dans le Morbihan pendant la rentrée scolaire
de 2014. Lou et Martin étaient les seuls élèves d’un établissement scolaire à marcher
vers le chemin de l’école. Impatients de revoir leurs camarades de classe, ils
ont un peu couru. Mais hélas, une fois entrés dans la salle, c’est le désert
total. En effet, il n’y avait aucun élève sauf quelques membres du personnel
éducatif qui les ont accueillis d’un air ravi, mais un peu crispé. En fait, cette
année-là, les deux garçons, inscrits en CP, étaient les seuls élèves de l’école
primaire, soit le minimum légal. Et pour cause, la plupart des habitants ont
émigré à cause du déclin de la pêche.

Quand
les élèves ont la mainmise sur la sonnerie…

Dans
le lycée Félix-Faure de Beauvais (département d’Oise), finie l’ère de la sonnerie
stridente qui casse les oreilles des élèves en début et à la fin des cours.
Désormais, ce sont les élèves qui choisissent tous les mois la mélodie ou la
chanson à diffuser, de quoi vivre toutes les séances de cours en musique et
rythmer la journée dans une ambiance très cool.

Le
premier cours d’art plastique

C’est
un professeur d’arts plastiques dans une école primaire qui reçoit pour la
première fois ses élèves. Après quelques présentations, c’est le moment
d’entrer dans le vif du sujet. Et là, elle demande à l’auditoire « pouvez-vous
me dire ce que c’est un croquis ? ». À peine terminée, la question du prof
est suivie d’une foule de doigts qui se lèvent. Très content, le prof désigne
un puis deux élèves qui répondent avec un maximum d’assurance : « c’est un
genre de fromage assez croquant », « c’est une race de chien très câline »…

Impossible
de se fondre dans la masse

Nouvellement
inscrit dans une école de la Guyane française, un petit
garçon venu de la métropole est impatient de rencontrer ses nouveaux camarades.
Pendant l’inscription, les responsables de l’établissement scolaire avaient
bien précisé à ses parents que l’uniforme n’était plus obligatoire. Du coup, il
arrive fièrement dans la cour d’école avec une tenue multicolore digne d’un
petit gentleman. Juste après avoir franchi le portail de l’école, il s’est
aperçu que tous ses camarades sont vêtus d’un pantalon bleu marine et d’une
chemise blanche. En fait, bien que cet ancien uniforme n’ait plus été obligatoire,
il était toujours ancré dans les habitudes des parents. Inutile de dire vers
qui les yeux des élèves se sont tous braqués pendant toute la journée.

Pas
de poignées de porte tous les mardis soirs

Pour
prouver son désamour pour la réforme des rythmes scolaires, Evelyne Flacher, maire
de Saint-Médard-en-Forez (dans la Loire) a décidé de retirer les poignées de
porte des écoles primaires sous sa compétence tous les mardis soirs. Elles n’étaient
réinstallées que tous les jeudis matins.